Le Château de Vauville


Historique

L'histoire du Château de Vauville disparut avec la destruction des Archives Départementales durant le bombardement de Saint-Lô, lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Nous ne citerons ici que quelques étapes qui permettent de suivre l'histoire de cette construction aujourd'hui classée à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Richard de Vauville entreprit en 1163 la construction d'un Château Fort dont il ne reste que le donjon. Il construisit également le Prieuré de Saint-Hermel, situé sur une colline au Nord-Est de Vauville. Ce prieuré dépendait de l'Abbaye de Cerisy-la-Forêt. C'est vers la même époque que l'on peut situer la construction de l'Eglise de Vauville, contigüe au Château et dont elle faisait autrefois partie.

Nous perdons la trace des Seigneurs de Vauville lors de la Guerre de Cent Ans ; toutefois, nous savons qu'une branche de la famille s'est établie en Angleterre. L'un d'eux, Lord Wawell fut d'ailleurs vice-roi des Indes.


Les Bâtiments

Les bâtiments actuels, formés de deux corps de logis bâtis à angle droit et reliés par la tour, furent érigés entre la fin du 16ème et le début du 17èmesiècle.
Solidement construit en pierres du pays avec des murs qui, par endroits, mesurent près d'un mètre d'épaisseur, des fenêtres à meneaux et de larges cheminées, le Château de Vauville, couvert d'une toiture en schiste, demeure l'un des plus beaux exemples d'architecture des maisons fortes du Nord-Cotentin.
Les lucarnes surmontées d'une étoile et du soleil-levant stylisé indiquent l'appartenance au fief royal. A l'époque, elles indiquaient également l'exonération de la gabelle.

Du caractère défensif de la construction d'origine, il ne reste quasiment que la tour principale, le mur d'enceinte circulaire et la douve qui entoure la Château.
Le pigeonnier, construit en 1732 à l'extérieur du mur d'enceinte, est caractéristique des bâtiments d'accompagnement de l'édifice principal. Il contient plus de mille cases (ou boulins).

Le frère de l'Amiral de Tourville (1642-1701) fut propriétaire du Château, ainsi que le Général Le Marois, aide de camp de Napoléon.
En 1837, Polydor Le Marois détruisit la porterie où mourut le Bienheureux Thomas Elye, aumônier de Saint-Louis, dont le tombeau se trouve à Biville.
Les communs qui conféraient au Château son allure féodale furent détruits à la même époque.

Sous sa forme actuelle, ce sont les mêmes propriétaires qui, depuis plus de cent ans, entretiennent et restaurent le Château qui fut pillé et fortement endommagé lors de la Seconde Guerre Mondiale.


Historique du Jardin

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